guide du voyageur de Namlang-Himal

A l'usage du voyageur

Informations pour nos voyageurs :

Tout d’abord, notre démarche ne s’inscrit pas dans le cadre d’une agence de tourisme classique.

L’association Tendrel-Solidarité a créé cette agence afin de procurer des emplois et du développement économique  aux populations locales tibétaines et indiennes, qui sont formées aux métiers du tourisme et insérer dans la profession. Nos employés sont donc des jeunes qui débutent et dont l’expérience professionnelle ne dépasse pas 4 années.

Nous demandons donc l’indulgence de nos voyageurs, qui en retour, sont récompensés par l’attention et la gentillesse de nos accompagnateurs et animateurs.

Sachez que en voyageant avec nous vous contribuez à :

-          faire vivre une trentaine de familles indiennes, tibétaines et népalaises

-          apporter une aide à la formation et l’insertion professionnelle de jeunes tibétains réfugiés et de jeunes indiens.

-          apporter une aide financière à de jeunes femmes Dalit (école Sambhali au Rajasthan)

-          financer le reboisement par le crédit-carbone prélevé sur nos séjours dans l’Himalaya

 

Après quelques années d’expérience, nous somme en mesure de faire une analyse et une évaluation des séjours que nous proposons, afin d’améliorer nos prestations. Ce faisant, nous avons pu élaborer ce document à l’usage du « voyageur responsable et solidaire ».

Nous sommes avant tout un organisme local de tourisme réceptif, dans le domaine du voyage responsable et solidaire.

 

Attention : ce type de tourisme nécessite une grande capacité d’adaptation, notamment au niveau de la nourriture. S’il est facile de consommer végétarien en Inde, c’est plus difficile chez les tibétains. D’autre part, il faut accepter la nourriture locale, surtout dans les familles, et se munir de compléments alimentaires en cas de besoin.

Il faut être préparé à affronter les surprises d’une culture inconnue, les imprévus inévitables dans ce genre de voyage, mais assurément, l’émerveillement est au détour du chemin.

Notre point fort est l’accueil chez l’habitant, mais cela suppose une préparation psychologique de la part des voyageurs. C’est pourquoi nous organisons réunions, séminaires et éditons des documents pour vous informer avant votre départ .

 

 

Quelques définitions :

-          Le tourisme responsable insiste sur les rencontres culturelles et sociales et la connaissance des réalités locales.

C’est ce qui nous motive, et pour ce faire, être au plus près de la vie locale pour la partager, la vivre : marcher à pied dans Delhi ou prendre le metro, flâner dans les bazars, les vieilles ruelles de Bundi, dormir dans un authentique haveli, une guesthouse familiale, goûter aux mets locaux dans des restaurants indigènes, nous parait contribuer à atteindre ce but, bien plus que derrière les vitres fumées d’un car pour touristes ou d’une voiture climatisée..


- Le tourisme solidaire tente le mélange des deux autres et participe en outre au financement de projets locaux, culturel ou social.

Ce volet de notre activité est assuré par notre site Namlang-Himal Village, qui a permis de créer 23 emplois pour les populations locales, ainsi que des actions que nous menons dans le domaine de l’éducation au Rajasthan et dans le sud de l’Inde.

 

Dans tous les cas, il s'agit donc là d'un mode de voyage réservé aux acheteurs autonomes, responsables et conscients. La notion de prix venant en second dans les critères de choix.

Ce qui suppose pour nous, vivre au plus près de la vie locale, à petits prix pour ne pas défavoriser des voyageurs à revenus modestes.

Les premiers voyageurs furent avant tout des personnes qui nous connaissaient et ont parfaitement adhéré à ce type de voyage. Le niveau de satisfaction de nos voyageurs était plus que correct puisque certains sont devenus des habitués.

Depuis quelques mois, nous nous développons et attirons de nombreux nouveaux voyageurs et en raison de cela, il semble important d’apporter une information claire à nos voyageurs concernant nos pratiques et notre organisation .

 

Le budget :

Tout d’abord, en ce qui concerne le budget, étant donné nos tarifs, l’hébergement ne sera pas au niveau 5*****, les voyageurs sont logés dans de petites guesthouses, ou des « homestay » au confort correct mais sans luxe.

En ce qui concerne les transports, nous privilégions les transports locaux, bus, train ou auto-rickshaw, ce qui suppose un confort moyen.

Lorsque vous êtes en pension complète, il y a un budget moyen à ne pas dépasser (entre 350Rs et 400Rs par jour). Généralement, il y va de la responsabilité du guide de choisir des restaurants en fonction de cette fourchette de prix, nous privilégions les restaurants typiques qui servent de la cuisine locale. Toutefois, il se peut que vous ne supportiez pas ce type de nourriture, et dans ce cas le guide vous trouvera des restaurants qui servent de la cuisine occidentale, mais ils sont en général plus chers, il se peut donc qu’il y ait un supplément à rajouter de votre part.

 

 

Aspect culturel :

Nous attirons plus particulièrement votre attention sur le fait que l’ un des attraits du voyage tient à la diversité des peuples et des cultures rencontrés. Or, chaque culture, religion et mode de vie est soumis à des règles et à des traditions qu’il convient de respecter et de comprendre, plutôt que de juger. Le voyage ne se conçoit pas sans respect et humilité vis-à-vis des personnes, des biens, de la culture et du mode de vie du pays visité. Ce respect se traduit par des attitudes simples, au jour le jour.

 

Le programme :

Le programme peut être jugé dense pour certains et trop légers pour d’autres. Il est difficile de satisfaire tout le monde.

Le contenu du programme tient compte de deux paramètres :

-          le coût du programme : quelquefois nous allégeons le programme afin d’alléger également le coût

- la forme de tourisme que nous proposons et qui suppose une approche plus contemplative de la culture locale afin d’apprécier la richesse unique de la rencontre en immersion .

Mais souvent les voyageurs eux-mêmes modifient le programme et rajoutent des visites non prévues, ce qui nuit, nous semble-t-il à la forme de tourisme que nous développons.

 

Les achats :

Les achats sont une partie du voyage, et pour cela, faites appel au guide.

En Inde il faut négocier les prix et les arnaques font partie du « jeu », et le guide saura comment faire. S’il vous propose une boutique particulière, ne refusez pas sous prétexte qu’il aura une « commission ». Cela aussi fait partie de la transaction commerciale en Inde. Le plus important est de vous assurer de la qualité du produit vendu et d’en discuter avec le guide. Mais rien ne vous oblige à acheter dans ces boutiques.

 

Du bon usage du « guide »… avec le guide :

Ensuite, certains de nos voyageurs se sont ému des conditions de vie de nos guides. Nous donnons donc à nos guides un budget personnel qui comprend leur rémunération, et leurs frais*. Le guide gère ce budget comme il le veut, mais il va de soi qu’il ne peut pas prendre des chambres au même standing que les voyageurs, c’est pourquoi généralement, il se loge dans des guesthouses à petit budget, il peut même être logé gratuitement dans des chambres collectives proposées par la guesthouse qui accueille les voyageurs..

Le guide peut choisir de vivre confortablement au risque de réduire sa rémunération, ou bien au contraire, de privilégier celle-ci au détriment de son confort de vie.

Mais c’est un choix personnel, nous n’intervenons en aucune manière dans ce choix.

De même, lorsque les voyageurs séjournent dans des parcs où font des « camel safari », ils sont généralement pris en charge par le personnel organisateur du parc, et souvent notre guide ne les accompagne pas pour ne pas avoir à régler l’entrée.

Il est nécessaire aussi de prendre conscience que les guides ont un temps de travail défini, ils n’ont pas l’obligation de rester 24h sur 24h avec les voyageurs qu’ils accompagnent. Ils ont besoin de temps de pause, de solitude, ils peuvent aussi ne pas se sentir obligés de manger avec les voyageurs. L’important est de définir avec lui les heures et points de rendez-vous indispensables.

Par ailleurs, ce sont des « guides-accompagnateurs » qui ne connaissent pas toujours dans les détails les sites visités, mais ils ont l’obligation de proposer un audio-guide, lorsque cela existe, ou un guide local, aux voyageurs.

Les guides ont également en charge de favoriser les rencontres avec les acteurs locaux, les populations, et d’encourager les échanges.

Leur fonction consiste surtout à préparer les détails matériels du voyage et à aider à résoudre les difficultés.

Il ne faut donc surtout pas hésiter à le solliciter pour tout problème concernant ces domaines : une chambre à l’hygiène douteuse, un repas mal préparé ou insuffisant, des conditions ne correspondant pas au standart décrit dans le programme…

Par ailleurs sachez qu’au final la décision du guide doit être suivie quelle qu’elle soit.

-           comme dit l’un de nos guides : « si le voyageur nous informe sur le moment, c’est une requête, s’il le fait après le voyage, c’est une plainte », et bien sur, la première est plus efficace –

 

 

Autre problème émergeant chez certains de nos voyageurs : après avoir accepté et confirmé le circuit que nous leur avons préparé, ils arrivent avec leur propre Guide Touristique dont ils font leur référence, et proposent alors à notre accompagnateur les changements de circuits, d’hôtels, ou visite de sites.

Ceci n’est pas une bonne manière de voyager avec nous, nous proposons au contraire aux voyageurs de s’abandonner complètement et de vivre pleinement ce que nous leur présentons.

Mais pour ceux qui justement désirent garder une certaine liberté, nous avons mis au point la « Formule indépendance », plus économique et parfaite pour les amateurs d’aventure avec un minimum de sécurité.

Consultez-nous pour cela.

 

Attention : nous avons quelquefois des groupes déjà constitué que nous ne pouvons pas scinder, et dans ce cas il nous est difficile d’offrir un hébergement en « homestay » qui ne possède souvent pas le nombre de chambres nécessaire . On se retrouve plutôt dans le style « guesthouse familiale » où l’accueil reste bon mais nettement moins personnalisé, et où le contact avec les gérants se révèle plus difficile.

Les voyages en train sont également plus difficiles à organiser et plus onéreux pour un grand groupe :

 

Séjourner en Inde suppose un minimum de renoncement à nos habitudes de confort occidental, mais cela permet d’apprécier réellement la vie locale tout en sachant que cet inconfort n’est relatif qu’à quelques jours.

 

En conclusion, que tous les voyageurs qui désirent s’adresser à notre organisation pour la réalisation de leur voyage le fassent en toute conscience, prennent soin de s’informer et de comparer avec les offres d’autres organismes, et que pendant le temps de leur séjour avec nous, ils oublient de mesurer les critères de confort avec leur norme occidentale.

Cela leur permettra de porter « Un autre regard sur le monde ».

 

Et cela nous permettra de continuer à offrir des séjours à petits budgets à des voyageurs aux revenus modestes, sans qu’ils soient obligés de parcourir l’Inde  sac à dos et en bus local.

 

En conclusion, quelques conseils à suivre  :

-           prendre connaissance, avant votre départ, des informations sur votre destination qui peuvent nous permettre de nous concerter pour votre programme,  mais ne pas consulter de guide pendant le déroulement du voyage pouvant entraîner des changements de programme toujours porteurs de stress pour le guide, et d’un surcroit de travail.

-           solliciter le guide pour un petit « briefing » en fin de journée

 

Comportement éthique :

Vous avez pris connaissance de notre Charte, ainsi que de la présentation sur le blog de l’éthique de notre association.

Je pense que vous avez compris que pour nous cette éthique repose sur une relation équilibrée entre le voyageur et l’hôte accueillant. Il y a un service reçu, et un service donné qui mérite rémunération, et celle-ci a été calculée  au juste tarif pour le pays.

Chaque personne salariée reçoit un juste salaire.

Donc nous vous demandons de ne pas donner davantage, ce qui entraînerait la rupture de cet équilibre, et  mettrait les personnes en situation d’attente..

Certains voyageurs occidentaux, venus avec un esprit d’ouverture et une démarche basée sur le respect de l’autre et de sa culture,  ont la désagréable impression qu’ils ne représentent avant tout qu’un fournisseur de fonds auquel on va faire appel comme à un distributeur de monnaie. 

Or, c’est bien cette pratique du don systématique, de l’argent facile, qui conduit les peuples népalais, indiens, et à présent tibétains, à quémander auprès des occidentaux.

Où se situe la rencontre avec l’autre, voire la véritable amitié, dans ce contexte là ?

Dans notre association, il est précisé aux personnes qui travaillent au sein de nos activités, qu’ils ne doivent rien demander pour eux-mêmes et leur famille. De même, nous demandons aux voyageurs et adhérents de ne pas faire de cadeaux personnalisés, mais d’offrir quelque chose d’utile à la communauté, en concertation avec nous.

S’il vous plait, ne donnez rien par vous-mêmes, ni vêtements, ni chaussures, ni affaires personnelles, faites-le par notre intermédiaire, nous procèderons à un partage équitable entre les familles, et même entre les travailleurs de nos ateliers, ou bien entre des personnes démunies que nous connaissons.

 

Si vous faites l’objet d’une demande d’argent ou autre, par exemple une demande de parrainage, ou l’aide pour obtenir un visa, vous devez nous en faire part, c’est le meilleur service que vous pouvez rendre aux personnes que vous voulez aider.

Si un membre de la famille d’hôtes se propose de vous guider quelque part, ne vous croyez pas obligé de le rémunérer en tant que guide. Considérez cela comme une marque de sympathie.

Les pourboires sont prohibés au bénéfice de dons regroupés et répartis équitablement entre tous les travailleurs.

Si, à la fin de votre séjour, vous désirez agir en faveur des réfugiés tibétains ou des populations locales indiennes ou népalaises, s’il vous plait, faites-le en accord avec nous, nous nous chargerons de mettre en œuvre votre élan de solidarité.

 

Cette démarche a été discutée, elle n’est pas toujours comprise, mais l’aide apportée doit avoir aussi une fonction pédagogique.

Débarrassés de ces préoccupations mercantiles, les rapports humains ne peuvent que gagner en authenticité.

L’aide efficace est  celle qui n’entraîne aucune dépendance, qui ne favorise pas l’assistanat mais au contraire responsabilise le bénéficiaire. De là peut naître une confiance réciproque qui ne sera pas basée sur l’attente, et qui restitue sa dignité à ces populations démunies mais en aucun cas inférieures à nous

Ne pas les réduire à l’assistanat, à la main tendue, me semble relever du respect qu’on leur doit.

 

Ne les corrompez pas et n’acceptez pas leur corruption !

 

Germaine Rollandin, Présidente de Tendrel-Solidarité et promotrice de l’agence de tourisme Namlang-Himal

 

* un guide-accompagnateur gagne entre 1100Rs et 1300Rs par jour  (entre 17 et 20€ par jour), une guide francophone demande entre 1500Rs et 1700Rs par jour (23 et 26€ par jour)

 

 

 

 

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Commentaires

15.09 | 13:30

Bonjour, je serai d'octobre à décembre en Inde du Nord. Je serai intéressée par vos activités. Pourriez vous me faire parvenir votre catalogue et vos tarifs?

...
28.08 | 19:28

Bonjour je souhaiterai recevoir le catalogue s'il vous plaît

...
24.08 | 16:20

Bonjour, je souhaiterais rentrer en contact avec les responsables du jardin botanique, et avoir des informations sur le catalogue 2017/2018.

Cordialement
Amaël

...
19.08 | 11:30

Bonjour,
Pouvez-vous me donner les tarifs pour 1 personne pour 1, 2, 3 ou 4 semaines.
Je pense rester environ 1 mois sur BIR.
Y a-t-il internet ?
Merci
Thierr

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